Rencontre avec Normand Baillargeon, professeur de philosophie de l’éducation à l’UQAM…

… et auteur de nombreux livres, dont : « petit cours d’auto-défense intellectuelle », « Les chiens ont soif », a préfacé « Propaganda » d’Edward Bernays… apparaît dans le documentaire « Chomsky et Cie » des Mutins de Pangée, à partir des émissions de Là-bas si j’y suis sur Chomsky… Un homme à lire et à écouter, sans modération !!!

Mercredi 5 septembre

Il sortait de Radio Canada où il y allait déjà depuis trois semaines pour les états généraux de l’université (cf : les articles que j’ai mis en ligne). On est allé boire « un bon café » et on a discuté à bâtons rompus pendant 2 heures. De l’école, évidemment, mais aussi de la propagande et de comment lutter contre (cf : lire son « Petit cours d’auto-défense intellectuelle »), et enfin et surtout… de Jacques Prévert ! la question étant : lequel de nous deux est le plus fan… et c’est non sans un certain regret que j’ai dû déclarer Baillargeon vainqueur. On a discuté de la notion de public-privé au Québec, des élections qui avaient eu lieu la veille (Baillargeon est un fervent défenseur de l’abstention), de la place de l’Etat dans l’éducation… Notre conclusion étant : ok, il faudrait tout revoir à l’école publique, même pourquoi pas remettre en cause le concept, mais on est d’accord sur le fait que c’est grâce à l’école publique que tous les enfants, quel que soit leur niveau de vie, quelle que soit leur religion, (« Notre Père qui êtes aux cieux, restez-y ! »), quelle que soit leurs origines, peu importe, peuvent accéder à une certaine culture commune. Et même si le « pourcentage de réussite » (pour parler comme les politiciens languedeboisiens) est faible pour ceux qui ne baignent pas dedans jour et nuit, il est possible à tous, par l’école, de rêver d’un autre monde pour soi (avant de le rêver pour les autres), de toucher à des mondes qu’ils n’auraient jamais touchés sans, et, surtout, de côtoyer d’autres mondes. Il n’y a qu’à l’école que le gamin de riche peut voler le goûter du gamin de pauvre… (Ah, pardon, je n’arrive pas à ne pas être sarcastique ! Pardon).

Donc, j’écrivais : Il n’y a aujourd’hui que l’école publique qui peut permettre tout ça. Bon, elle ne peut pas encore promettre. Mais elle peut toujours permettre.

« C’est déjà pas mal »… »C’est le moins pire »… Encore une fois. Mais faisons en sorte que le système s’améliore. Youpi. Soyons réformistes avant d’être révolutionnaires. On n’a pas le choix. Humhum… je suis sceptique, mais je n’ai rien d’autre à proposer. Je baigne dans mes questionnements sans trouver de réponse.

Plutôt qu’une « concertation sur la refondation de l’école », je proposerais :

Faut-il sauver… ou supprimer l’école ?

Ça, ça ferait réagir.

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Cet article a été publié dans "Ensortantdelecole" au Québec, Tout ce qu'il faut savoir sur "En sortant de l'école". Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour Rencontre avec Normand Baillargeon, professeur de philosophie de l’éducation à l’UQAM…

  1. Ladame&Peujo dit :

    La question « faut-il sauver…ou supprimer l’école ? » (je pense qu’il s’agit de l’école publique car l’école privée aura toujours quelque chose à vendre et encore plus si tu supprimes l’école publique) va complètement à l’encontre de ton texte qui met l’école au coeur de la société. Sans elle pas de société ou peut être des sociétés qui auraient (surtout celle de la classe dominante) leur propre école, fondement de leur domination.

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