Rencontre avec « Madame Claire », directrice d’école à Roberval

Salut à tous,

J’avais promis de vous tenir informés tout au long de mon voyage au Québec, mais il faut croire que je n’ai pas vraiment eu le temps… Vous trouverez dans cet article et les suivants quelques-unes de mes rencontres… et de mes réflexions…

Vendredi 31 août.

J’ai commencé par rencontrer une ancienne directrice d’école dans la ville de Roberval, au bord du lac St-Jean (500 km environ au nord de Montreal). Elle m’a raconté son parcours et les quelques réformes qu’il y a eu au Québec au niveau de l’éducation ces dernières années… Depuis les années 60-65, lors de la « Révolution tranquille », moment où l’Église a été (enfin) séparée de l’Etat et où a été créé le ministère de l’Education québécois. Bon, il se trouve que l’église est encore très présente au Québec… Lorsque Lionel (autre gesticulant qui a vécu au Québec plusieurs années) avait voulu intervenir en tant que parent pour donner des ptits cours de philo aux enfants dans la classe de sa fille à la place des cours d’éducation religieuse (donc catho et protestante parce que les instits ne sont pas formés aux autres religions…sic) il s’était entendu répondre par la directrice (celle que j’avais en face de moi) que ce n’était pas possible car « c'[était] du prosélytisme »… Et oui. Du prosélytisme athée.

Donc l’Église est séparée de l’Etat. Et ceux qui ne veulent pas que leurs enfants suivent les cours de religion obligatoires peuvent à la place les envoyer au cours de « morale et éthique »… Les enfants se retrouvent entre 3 et 5, la plupart du temps. Et… Ils n’ont qu’à s’occuper pendant 1h.

Donc « madame Claire » est une fervente défenseure de l’école publique. Une femme engagée, qui a passé sa carrière à travailler avec les élèves en difficulté (a passé 20 ans en tant qu’enseignante dans des sortes de classes d’adaptation) et essayé que ses enseignants, lorsqu’elle a été directrice, suivent chaque année des formations pour bosser là-dessus. Elle se refuse à remettre en cause le système, même si elle sent bien que c’est pas idéal… Mais « c’est pas pire qu’ailleurs », en gros… Ahlala, c’est pas facile de critiquer un système dans lequel on baigne depuis si longtemps et pour lequel on a donné une bonne partie de sa vie.

Peut-on continuer à défendre les valeurs de l’école publique, tout en rejetant la manière dont elle est mise en place dans le monde entier ? (cf : le film « educacion prohibida », que j’ai évoqué dans un autre article)

Et, plus compliqué, peut-on défendre les valeurs de l’école publique dans une vision libertaire de la société ?

Une semaine après, à Montréal, j’ai rencontré le grand, le très grand, le beau, le superbe Normand Baillargeon !!! Et oui. Je m’étais promis que je ne pourrais repartir sans avoir discuté avec lui de cette question… et de plein d’autres. C’est aujourd’hui chose faite. Ahlala… Quelle rencontre…

(suite dans l’article suivant)

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