Radio Canada : Les états généraux : l’université

Dans Radio Canada

Avec Martine Desjardins, Normand Baillargeon, Éric Bédard, Akos Verboczy et Allen Gottheil ©Radio-Canada/Marie-Sandrine Auger

Le mercredi 22 août 2012

Martine Desjardins, Normand Baillargeon, Éric Bédard, Akos Verboczy et Allen Gottheil  ©Radio-Canada/Marie-Sandrine Auger
Martine Desjardins, Normand Baillargeon, Éric Bédard, Akos Verboczy et Allen Gottheil ©Radio-Canada/Marie-Sandrine Auger

On a beaucoup parlé d’éducation au printemps dernier. Alors, pour mieux cerner les enjeux dans l’enseignement, on a élaboré une série de quatre grandes discussions où des experts dans le domaine réfléchiront aux problèmes et proposeront leur vision et leurs solutions pour concevoir un établissement scolaire de leur rêve. Cette semaine : l’université.

Normand Baillargeon, professeur au Département de l’éducation de l’UQAM, pense que l’on devrait créer des biens compossibles dans l’université afin d’inciter les échanges et, ainsi, multiplier les liens dans toutes les sphères de l’économie, et non pas seulement avec le monde des affaires. « Il faut absolument une université publique et une liberté académique. »

Akos Verboczy est commissaire scolaire à la CSDM dans l’arrondissement Côte-des-Neiges et blogueur au journalMétro. Selon lui, il faut parler de la qualité de l’enseignement et de l’importance que lui accordent les étudiants et la société. « Le phénomène du clientélisme amène les étudiants à s’intéresser uniquement au nom de l’université qu’ils mettront dans leur CV afin d’impressionner les employeurs, et non à l’enseignement qui y est dispensé. »

Martine Desjardins, présidente de la FEUQ et doctorante en éducation, a enseigné pendant cinq ans à l’université. Elle considère qu’un élève bien formé est le meilleur porte-parole d’une université.

Allen Gottheil, traducteur, syndicaliste et père de jumelles, explique qu’une de ses filles suit un cours avec 650 personnes dans la même classe.« Y a-t-il une interaction entre le professeur et l’élève? » se demande-t-il.

Éric Bédard, historien et professeur à la TéluQ, voit deux dangers dans l’enseignement supérieur. Le premier est le fait que l’université est au service du marché : dans une perspective productiviste, elle fait de l’élève un futur travailleur et un consommateur. La deuxième tentation est de mettre l’université au service de l’idéologie. « C’est dangereux, car il n’y a plus de réflexion. L’université est un lieu de liberté! Il faut se le répéter! »

Ecouter

Publicités
Cet article a été publié dans "Ensortantdelecole" au Québec, Tout ce qu'il faut savoir sur "En sortant de l'école", Tout ce qu'il faut savoir sur l'Ecole. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s